Œil @ oeil @jlai.lu Posts 2Comments 15Joined 2 mo. ago
Je ne sais pas trop, mais l'éthique du 19e s. était bien éloignée de la nôtre...
Il semble, par contre, que la naturalisation des amphibiens soit assez technique en raison de la finesse et la fragilité de la peau, et de leur petite taille. Donc c'est d'autant plus impressionnant (et j'ajouterais si français, le duel au fleuret de grenouilles).
Pour info, il n'y a plus qu'un seul CAP de taxidermie en France, à Lyon, qui fait donc parmi des métiers rares. Ils ne sont plus que 72 en France selon le Syndicat des Naturalistes Taxidermistes de France. Ils organisent des stages d'initiation d'oiseaux pour les intéressés ^^.
Tu peux accéder à toute leur collection sur le site du musée ;).
Un musée des grenouilles ! C'est super intéressant tu veux dire ! La bonne grosse ripaille.
Je sais pas si tu connais. Paris a 5 pôles sourds en bibliothèques, et ils ont aussi leur blog Bibliopi, dont un annuaire de ressources LSF, un guide pratique (notamment pour des cours de lecture/écriture en français pour adultes sourds et malentendants) et un lexique LSF dédié au monde du livre (par exemple, Hentai, ahem). Pour l'annuaire, tu peux les contacter je crois si tu as des ressources à signaler.
Un Cluedo grandeur nature, en jeu de rôle. Avec des acteurs qui jouent les témoins, suspects, commissaire, etc. Les participants mènent l'enquête en les interrogeant et relevant les indices.
Je connais de nom, mais je ne l'ai jamais visité. Merci pour l'info. Par contre, en ce moment, il y a une expo sur les faits divers :) (et une murder party à la fin du mois)
Du coup, pour ma culture G, j'ai fait quelques recherches rapides sur le sujet (j'approfondirai) et je suis tombée sur un article scientifique qui aborde un sujet annexe (surdité et migration), mais qui parle des deux approches sociologiques sur ce que tu évoques. La première, la plus commune et la plus "radicale", issue du courant anglo-saxon des Deaf Studies, qui s'oppose la vision médicale "réparatrice" et qui considère que les sourds forment une minorité linguistique et culturelle. De l'autre, l'approche interactionniste, proposée notamment par le sociologue français Bernard Mottez, qui pense qu'il n’y a pas de lien de causalité entre le fait d’être biologiquement sourd et le fait de se sentir appartenir à la communauté sourde.
« Les façons d’être, de se sentir, de se comporter communes aux Sourds apparaissent si étonnamment adéquates à leur état qu’on est tenté dans un premier temps de les qualifier de naturelles […] Mais […] il ne suffit pas, en effet, d’être sourd physiquement pour partager les façons d’être, de sentir et de se comporter communes aux Sourds. » [...]. Cette approche plus interactionniste que culturaliste permet de fonder une socio-anthropologie de la surdité en tenant compte à la fois des points de vue biologique (être sourd) et social (se sentir Sourd). À la suite de ces travaux pionniers, plusieurs chercheurs francophones (Delaporte, 2002 ; Gaucher 2005, 2009 ; Poirier, 2005 ; Guitteny, 2006) se sont interrogés sur les liens inconditionnels entre surdité, culture et identité.
Voilà tu connais déjà tout ça, mais du coup tu n'es sans doute pas un apôtre de l'oralisme, mais peut-être un interactionniste ;)
Je comprends ta colère. Je sais que certaines structures publiques essayent de valoriser les échanges dans certaines villes, mais ça reste minime, il faut des moyens et de la volonté à grande échelle.
Je disais plus haut que j'apprenais le braille (même si ça se perd beaucoup chez les non-voyants avec le développement des technologies). Et bien en fait, j'y ai été sensibilisée car à l'école primaire, il y avait une classe ULIS mais surtout des livres en double lecture à la bibliothèque scolaire. On pouvait alors lire un livre ensemble, à deux, voyant et non-voyant : la page de gauche était en "noir" et la page de droite en braille. Ça favorisait aussi la rencontre et la curiosité.
Je me dis aussi qu'au-delà du langage ou de la lecture, il y a aussi énormément à partager sur la manière dont on appréhende notre environnement. Les "valides" par exemple se reposent énormément sur la vue au quotidien. On aurait beaucoup de choses à s'apprendre mutuellement, que ce soit le sensitif, les émotions, les vibrations (comme la musique). Chez les non-voyants de naissance par exemple, les couleurs sont très liées aux émotions. Certains vont aimer telle couleur parce qu'ils savaient que c'était, par exemple, la couleur préférée de leur mère ou père. Certains non-voyants aiment aussi aller à des visites guidées dans des musées pour voyants : entendre les descriptions d'œuvre d'art stimule leur imagination, les renvoie parfois à des souvenirs. Et ils ont un avantage sur les voyants dans certaines visites : ils peuvent toucher les sculptures, les étoffes, les fabriques... C'est un rapport à l'art complètement différent et passionnant je trouve.
Tant mieux que tu sois moins fatigué. Je comprends pour les aigus, ils deviennent vite douloureux à l'oreille humaine. Quant au racisme, ça ne m'étonne malheureusement pas, c'est rarement facile d'avoir les pieds entre deux mondes ou de vouloir créer des ponts.
Je découvre un peu toute cette culture sourde. Je viens de lire un article sur le chansigne et sur la danse basée sur les vibrations. Et j'apprends aussi qu'il existe une orchestre au conservatoire de Marseille (les Colibris) qui réunit des enfants sourds et entendants ! Il y a eu un docu sur francetv, mais il n'est plus disponible en ligne depuis fin 2024.
J'ai rencontré des personnes sourdes dans le cadre mon travail, et c'est vrai qu'on n'est pas du tout sensibilisé à reconnaître les signes et à s'adapter. Par exemple, parler face à la personne, bien articuler dans un échange direct ou alors ne pas répondre à l'interprète si une question nous est posée, mais directement à la personne sourde (question de politesse).
J'ai l'impression que dans notre monde qui va de plus en plus vite, les gens sont de moins en moins patients et donc attentifs.
Ah oui ? Je me demandais justement où tu en étais dans ta rééducation, si tu te sentais moins fatigué qu'au début, si tu te sens moins agressé par certaines intonations, si tu aimes le son de ta voix, si cela a changé tes goûts musicaux, etc. (beaucoup de questions). Et, j'attends de lire les chapitres sur le racisme chez les sourd(e)s.
Ok merci ! Je vais y jeter un œil. J'ai commencé à lire ton journal d'ailleurs, très intéressant, merci ! Je ne connaissais pas du tout l'implant cochléaire.
@Snoopy@jlai.lu tu penses quoi de ces ressources gratuites proposées par la Bpi ? https://www.bpi.fr/selection-numerique-langue-des-signes-francaise/
Pour ma part j'apprends déjà à lire le braille, je verrai peut-être ensuite pour les bases de la LSF.
"Comment se tricote une identité nationale. La lopapeysa, pull traditionnel islandais" par Anaïs Kien
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Merci ! Si ça t'intéresse, il y a cette archive INA de 1980 sur la disparition des artisans du bois du Faubourg Saint-Antoine à Paris, notamment dans le cadre d'un programme de rénovation urbaine. On voit à la fin des artistes/décorateurs/designers reprendre les ateliers des artisans.
Les mohicans du faubourg Saint Antoine | TF1 | 13/11/1980
Pascale Breugnot est allée rendre visité a une espèce en voie de disparition : les artisans ébénistes du faubourg Saint Antoine. Chassés par la production industrielle, la rénovation urbaine mais aussi détruits par leur individualisme, ce corps d'artisans se présente comme la mémoire-individuelle et collective-d'un Paris en disparition. Louis Flament assiste à la démolition de son atelier ou il a travaillé 40 ans. Il rappelle la liberté du travail d'artisan, la tradition familiale à laquelle on obéissait les durées années d'apprentissage. Lucien Perrodin, dans son atelier de tourneur sur bois montre la valeur et la beauté du coup de main acquis a forcé d'expérience. André Mercier, fils et petit-fils d'ébéniste de luxe qui travaillaient pour une élite princière raconte la tradition de la trole. Vincenzo Fancelli est considéré comme le plus grand artisan sculpteur sur bois actuel mais il reconnaît avec regret le manque d'émulation et de création originale dans son travail. Georges Renaux est le dernier maillon d'une famille de marbriers : ni son fils, ni son petit-fils n'ont voulu reprendre le métier, trop long à apprendre.
Sachez qu'il est possible de se détendre en écoutant Susan Kare faire une démo d'un Macintosh 1984 ツ
Ps : du point de croix au Pixel Art, ça devrait intéresser !artsdufil@jlai.lu !